• Génération Y est un Blog inspiré par des gens comme moi, avec des prénoms qui contiennent ou qui commencent par un "y grec". Nés à Cuba dans les années 70 et 80, marqués par les séjours aux « classes vertes », les dessins animés russes, les sorties illégales de l’île et la frustration. C’est pour cela que j’invite spécialement Yanisleidi, Yoandri, Yusimí, Yuniesky et tant d’autres qui traînent leurs "y grecs" à me lire et aussi à m’écrire.

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À propos du prix du jury du meilleur Blog et le prix
de Reporters sans Frontières au concours The Bobs.

Eh bien oui, il me manque encore beaucoup de choses. Ce ne sont pas précisément des prix mais des droits grandement négligés, comme celui de pouvoir être lue dans mon propre pays. Encore, je me dois de pouvoir dire tout ceci dans le monde réel et pas seulement dans la virtualité d’un blog. Faire passer ce forum civique qu’est aujourd’hui Generacion Y à une existence concrète dans laquelle abondent aussi les trolls et où les peines sont plus graves qu’un simple « hacking ».

J’ai besoin d’autre chose que des kilobytes, je demande des réalités. Nous avons encore besoin –et ceci est le prix le plus convoité- du droit de dialoguer, de ne pas être d’accord  et de teindre de la couleur politique que nous voulons l’intérieur de cette île. N’acceptons pas que ceci soit seulement un phénomène réduit à la blogosphère ; il faut aller chercher le gros lot : la libre opinion. 

Traduit par Jean-Claude MAROUBY.

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L’attente autour des prix The Bobs arrive à sa fin. Nous savons déjà que Generación Y a remporté le prix du public dans la catégorie Reporters Sans Frontières. Cependant, il faut encore attendre la délibération du jury. Quel que soit le résultat final, on va le fêter ! Nous n’avons pas besoin de beaucoup de raisons pour ouvrir une bouteille de rhum et en éclabousser de quelques gouttes la zone des commentaires. Voici un bon moment pour faire une trêve entre les trolls et lecteurs habituels, entre les brigades de réponse cybernétique et ceux qui viennent vraiment ici pour débattre.

Vous pouvez commencer à installer les chaises devant l’écran car nous allons retransmettre la cérémonie depuis le site. Gardez à portée de main vos cucuruchos de maní* et le coquito acaramelado* pour ne pas rater une seconde de l’annonce des prix du jury. Et pour ceux qui n’ont plus d’ongles, s’il vous plait, évitez de manger vos doigts : il va falloir écrire beaucoup de messages dans les jours qui viendront.

Avant de lancer la fête, je voudrais féliciter tous ceux qui auront un prix : des citoyens qui, comme moi, ont utilisé leur blog pour raconter leur vie et ouvrir des questions. Sans l’appui de cette blogosphère mondiale et sans la protection que m’a donné le fait d’en faire partie, on aurait mis sur cette page un panneau « fermé » depuis bien longtemps ! Maintenant, rien qu’avec ce qui s’est passé lors des votes de The Bobs, personne ne pourra arrêter notre avant dernière lettre de l’alphabet.

Merci à tous ceux qui ont voté !


Notes de traduction :

Cucuruchos de maní - Des cacahuètes grillés et vendus dans des cônes en papier par des vendeurs ambulants.

Coquito acaramelado - Friandise faite maison à base de noix de coco râpée et de caramel.

Traduit par Susana Gordillo et Pierre Haberer.

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Depuis des semaines nous sommes poursuivis de toutes parts par des mots comme « urne », « votes », « candidats ». Ce furent d’abord les élections aux Etats Unis, et maintenant le sujet renaît avec ce qui s’est passé dimanche au Vénézuela. Comme si à la fin de cette année tout conspirait à nous rappeler notre condition de non-électeurs, notre pratique rare de décider qui nous gouverne.

On s’habitue à ne pas pouvoir choisir ce qu’on va manger, dans quelle foi on va éduquer ses enfants ou qui à qui on va ouvrir la porte, mais cette résignation  part en éclats quand on voit voter les autres. Si bien que me revient ces jours-ci l’envie de plier le bulletin, de le glisser dans l’urne et de savoir qu’en même temps s’élève mon cri, un hurlement de stentor qui réclame : « choisir ».

• Jusqu’au 27 de ce mois-ci, chaque nouveau post portera un rappel du vote online de la compétition The Bobs. N’oubliez pas que Generación Y concourt en trois catégories : Meilleur blog, prix spécial Reporters Sans Frontières et Meilleur blog en espagnol. Voici le lien :

    THE BOBs

Traduit par Jean-Claude MAROUBY.

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Ce samedi midi nous a trouvé sur la route de Pinar del Río. L’herbe à côté de la voie a déjà repoussé, mais les palmiers effeuillés rappellent que la catastrophe est arrivée il y a seulement deux mois. La vie coule plus lentement, comme si Ike et Gustav avaient renforcé encore la sensation de passé renvoyée par cette campagne. Si ce n’était pas pour un vieux tracteur par-ci et une tour électrique par-là, on croirait qu’on a voyagé deux siècles dans le temps. Quelques maisons portent des toitures de fibrociment, de quoi nourrir le prochain ouragan.

Les deux sacs à dos chargés de médicaments et de vêtements que nous avons recueilli auprès d’amis s’avèrent dérisoires face aux besoins que nous rencontrons. La nourriture fait défaut, surtout – quelle ironie – celle qui vient des sillons de la terre. Même les enfants qui habituellement repoussent le concombre de leur assiette regrettent le goût particulier de ce légume. La terre met du temps à cicatriser. Les pressions augmentent sur le petit agriculteur autonome pour lui faire vendre sa récolte directement à l’État et non plus aux marchés libres où il pouvait tirer de meilleurs bénéfices. Cela provoque chez lui un manque d’intérêt à produire ainsi que des étalages vides aux points de vente. Et une fois de plus, comme durant les difficiles années quatre-vingt-dix, il faut sortir de la ville pour acheter un peu de manioc, des oignons ou un morceau de porc.

Entre La Havane et Pinar del Río, deux check points interpellent des voitures au hasard pour vérifier que personne ne fournisse le marché noir avec du lait, du fromage ou des légumes. Inspirés des appareils médicaux sophistiqués utilisés pour scruter l’intérieur de l’être humain, les gens ont baptisé ces fouilles « IRM ». Le long des portions de route moins surveillées, des vendeurs à la sauvette présentent leurs marchandises et disparaissent quand passe une voiture avec une plaque d’immatriculation officielle.

Si pour les médias la catastrophe est une nouvelle qui s’estompe peu à peu, dans la vie des sinistrés, elle reste la une de tous les jours. Il faut éviter que l’oubli ne cache cette situation, que le triomphalisme nous fasse croire que tout est fini, que l’avalanche de reportages positifs nous trompe sur l’étendue de la catastrophe. Je me permet de vous rappeler qu’il faut aller vers les zones touchées pour apporter directement les aides et recueillir les témoignages sur place. Les ouragans soufflent toujours dans la vie de ces personnes, et ils ne vont pas se calmer simplement parce que nous nous bouchons les oreilles.

 

 

 

 

• Jusqu’au 27 de ce mois-ci, chaque nouveau post portera un rappel du vote online de la compétition The Bobs. N’oubliez pas que Generación Y concourt en trois catégories : Meilleur blog, prix spécial Reporters Sans Frontières et Meilleur blog en espagnol. Voici le lien :

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Traduit par Susana Gordillo et Pierre Haberer.

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La semaine dernière nous parlions de fourmis, de personnes et de traditions sans importance qui assurent le quotidien. Eh bien, à quelques mètres de chez moi je suis tombée sur ce panneau reprenant la même métaphore des insectes. A la différence de la fourmilière que j’imagine – où toutes sont accueillies- il y a ici une créature à l’écart. Je sursaute à l’idée que la petite fourmi solitaire puisse représenter l’intellectuelle ou les personnes -comme moi- qui sont des travailleurs informels faute de permis pour être professeur d’Espagnol ou exercer d’autres professions nobles. La petite mise à l’écart pourrait faire allusion à ceux qui reçoivent des mandats et ne trouvent pas de raison à travailler pour un salaire plus symbolique que réel.

A gauche, sous cette affiche on pourrait voir la femme qui vend du café au coin de ma rue, elle se lève à cinq heures pour le faire, et joue à cache-cache avec la police. Le jeune qui a abandonné les études et coud des chaussures dans l’atelier de son cousin, mais qui aux yeux du chef de Secteur passe pour un flemmard habituel, le marginal à qui on refuse un travail en rapport avec sa qualification parce-qu’il n’est pas politiquement correct. Autant d’entre nous pourrions être la petite fourmi qui n’a pas de feuilles dans ses mains… parce-que les autres ne sont pas seulement les travailleuses mais celles qui ont l’autorisation, le groupe de celles qui ne sortent pas de la file.

    THE BOBs

Traduit par Jean-Claude MAROUBY.

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Deux de mes amis se sont mariés dans les années quatre vingt dix pour acheter le cake et les bières alloués sur le marché de rationnement en cas de noces. Ils ne vivaient pas en couple et  n’avaient jamais échangé autre chose qu’une embrassade, mais la revente de la boisson et du gâteau sucré leur rapporta suffisamment d’argent pour vivre plusieurs mois chacun de son côté. Comme eux, un tas de gens ont signé l’acte de mariage dans la perspective des produits convoités et des trois nuits de lune de miel dans un hôtel côtées à bon prix sur le marché noir. 

Entourée de ces références  j’ai du mal à prendre au sérieux la signature d’un contrat de mariage. Je vis depuis de nombreuses années dans une union consensuelle sans trace de papiers. De la même manière beaucoup de mes connaissances vivent avec un partenaire avec lequel elles n’ont jamais mis les pieds chez un notaire ou fait certifier leur union. Il ne s’agit pas seulement d’une mode post-moderne ou irrespectueuse mais de la perte du besoin de parapher le mariage. Parmi les motifs de cette désaffection figure l’absence d’un patrimoine familial à préserver par la signature d’un contrat. Quelle différence cela peut-il faire pour un enfant d’avoir ou non des parents unis par la loi, si ceux-ci ne disposent pas de biens à lui léguer, ni de possessions qui nécessitent  un accord légal ? 

Ceux d’entre nous qui ont aujourd’hui moins de quarante ans, entrons dans une relation amoureuse en apportant comme propriété principale celle contenue dans notre épiderme. Ainsi quand arrive la fin de l’idylle, les affaires tiennent –fréquemment- dans une seule valise. Avec le nid d’amour situé dans la maison des parents et un salaire qui ne permet pas d’acquérir des biens durables et transmissibles, peu importe donc le papier signé et le sceau légal qui atteste du mariage. 

• Jusqu’au 27 de ce mois-ci, chaque nouveau post portera un rappel du vote online de la compétition The Bobs. N’oubliez pas que Generación Y concourt en trois catégories : Meilleur blog, prix spécial Reporters Sans Frontières et Meilleur blog en espagnol. Voici le lien :

    THE BOBs

Traduit par Jean-Claude MAROUBY.

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Le ciel n’a pas toujours ici ce bleu racoleur des cartes postales pour touristes. Par chance, car je ne peux pas m’imaginer une année entière sous le soleil brûlant, sans ces semaines de pause qu’apportent les fronts froids. Il y en a un  qui depuis lundi a apporté des nuages londoniens sur La Havane et de graves inondations à l’est du pays. Les rues sont étonnamment vides la nuit parce-que le froid fait peur aux locataires habituels des parcs et des trottoirs. Monter dans un omnibus bondé n’est plus le mode le plus rapide d’avoir les aisselles malodorantes mais celui d’accéder à un espace tiède et amical. 

Avec la baisse des températures, l’humeur et la tolérance s’améliorent ;  les petits vieux ont mal aux os et la vision d’un chocolat au lait devient une hallucination récurrente. Décembre est si proche que ça ne vaut pas la peine de commencer quelque chose disent ceux qui ont repoussé leurs projets toute l’année. Vient la période de dépenser plus présagent les porte-monnaie qui ce Noël seront particulièrement vides. Cependant le sujet le plus sensible est celui des manteaux et des couvertures, le peu de protection contre le froid humide qui entre par les fentes des fenêtres.

Je vois les gens dans la rue avec des sweaters, des doudounes et des gros vêtements synthétiques. Mais aucun de ces vêtements n’a pu être acheté avec le salaire qu’ils retirent de leur travail. Ce manteau en cuir, c’est une sœur qui vit à New York qui l’a envoyé et celui à rayures que porte une fille est le cadeau d’un touriste de passage dans la ville. Un petit enfant porte un imperméable hérité de son frère, qui a son tour le tient d’un oncle qui confisque les valises à la Douane. La petite vieille qui traverse la rue fait attention à ses collants de laine, échangés  auprès d’une voisine pour un fouet de batteur de cuisine. Seul le gardien de l’hôtel arbore une veste en toile de jean aux boutons brillants et neufs.

J’aime l’hiver et l’affabilité qu’il réveille chez les gens, mais je sais que pour beaucoup c’est une saison de soucis et d’humiliations. De ne pas pouvoir dormir sur le banc du parc, où le reste de l’année ce monsieur aux vêtements usés a son unique demeure. Des enfants qui se moquent à l’école de ceux qui portent un manteau acheté pendant le rationnement des années quatre-vingt. Le froid exacerbe les différences entre ceux qui peuvent fermer la porte et ceux qui n’ont pas de maison avec des fenêtres à entrebailler. Notez le contraste entre ceux qui ont des vêtements aux manches longues et ceux qui mettent deux pull-overs parce-qu’ils n’ont pas de manteau. Tous suspendus au thermomètre en souhaitant qu’il ne descende pas de dix degrés car l’indigence en logement et en vêtements ne résisterait pas au premier flocon de neige.

    THE BOBs

Traduit par Jean-Claude MAROUBY.

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Un garçon s’approche pour me demander si je suis « Yoani ». Il me tend une main moite et froide. J’ai peur qu’il veuille me donner la première claque mais il précise seulement « Si seulement tu étais vraie. Parce qu’on en a tellement vu ! ».Ca me donne envie de le suivre et de lui montrer mon nombril. Il n’y a pas de meilleure preuve que quelqu’un existe et qu’il est « vrai », qu’un nombril noué dans l’abdomen. Il s’en va et laisse sur moi tout le poids de son doute et de sa foi -c’est cette dernière qui m’ effraie le plus- Il ne me donne pas le temps de l’avertir que je ne prétend créer aucun credo, c’est pourquoi ses incertitudes me laissent plus apaisée que sa possible conviction.

Si le garçon à la main froide et aux phrases courtes lit ce billet, je veux lui dire que je ne peux pas le sauver. Ce n’est pas moi qu’il doit charger de la responsabilité que nous devrions porter ensemble. Moi aussi j’en ai vu tellement… des gens qui applaudissent pour dénoncer ensuite, des mains qui vous tapent sur l’épaule et qui à la fin vous repoussent, des acclamations qui se transforment en murmures de haine… Cependant je n’ai pas besoin de savoir qui il est pour être sure que nous partageons des doutes, des rêves, des fautes.

Traduit par Jean-Claude MAROUBY.

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Une jeune pionnière crie des consignes dès le matin dans son école. Le rouge de son visage et une veine qui bat sur son front renforcent ses exclamations. Entre les phrases qu’elle répète revient une métaphore terrifiante : « D’abord l’île s’enfoncera dans la mer, plutôt que de renoncer à la gloire qu’elle a connue ».. Quelques mots occupent la partie supérieure du panneau mural d’un Comité de Défense de la Révolution : « Si j’avance suis-moi, si je m’arrête pousse-moi, si je recule tue-moi ». Le journal de ce samedi disait la même chose dans une des pensées publiée du « Lider Maximo » : « Après tant de vies offertes et de sacrifices pour défendre la souveraineté et la justice, on ne peut pas offrir à Cuba le capitalisme de l’autre rive. »

Numance me revient à la mémoire et je résiste à ses implications alarmistes. J’ai déjà cru à cette histoire une fois, lorsque enfant je courais vers le refuge sous les sirènes annonciatrices d’une invasion qui n’eut jamais lieu. Le sol insulaire ne s’effondrera pas –je regrette de donner cette nouvelle aux augures de la débacle - parce-que nous aurons tel ou tel gouvernement, tel système d’un type ou d’un autre. Les arbres ne s’enfonceront pas, les pierres qui ont vu s’éteindre les indigènes ne changeront pas de place et probablement la mer elle-même ne se rendra compte de rien. Si bien que, s’il vous plait, ne m’assommez pas de cataclysmes ou d’apocalypses. Je suis maintenant trop grande pour ça.

Tout ceci s’achèvera, est déjà en train de s’achever. Numance ne se passera que dans la tête de quelques uns, dans celle des autres le futur sera plus grand que ce qu’on laissera derrière.

Traduit par Jean-Claude MAROUBY.

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Il y a quelques jours, quand j’ai reçu la nouvelle que Generación Y faisait partie des finalistes aux prix bitácoras.com, j’ai écrit une lettre aux organisateurs de l’événement. J’ai appris aujourd’hui l’attribution du prix du jury, et je pense que les lignes écrites dans cette lettre sont également appropriées pour fêter la victoire :

Que je gagne ou ne gagne pas, je me sens comme le coureur handicapé* qui réussi à atteindre la ligne d’arrivée, même s’il le fait bien après que tous les autres aient terminé. Dans mon cas, l’important n’est pas d’avoir devancé les autres, mais d’avoir vaincu mes propres démons, ceux qui m’ont dit tant de fois « Abandonne la course », « Ça ne vaut pas le coup », « Tu ne peux rien faire ».

Et oui mes amis, nous avons passé la ligne. Moi en rampant, vous en m’encourageant, et certains en me stimulant avec leurs insultes. C’est dommage que le stade soit presque vide - il manque ceux qui ne peuvent pas accéder à ce site depuis Cuba. À eux, et pour qu’ils puissent entreprendre leur propre marathon, je leur offre ce prix.

*Je tiens à préciser que cet handicapé ne concourt pas aux jeux paralympiques, mais avec d’autres qui, eux, disposent de tous leurs membres.

Traduit par Susana Gordillo et Pierre Haberer.

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